Exutoire du bout du monde

Descriptif

Descriptif
Exutoire du collecteur valanginien Revard / Feclaz.
Cette galerie pénible, étroite accède directement a l un des collecteurs du massif Revard/Féclaz en environ 3H00 Aller /retour.
Il n'est possible d'y accéder que lors d'un étiage sévère qui se produit tout les 3-4 ans car plusieurs siphons sont présents.
Le collecteur rencontré est un collecteur actif pour partie, semi fossile pour une autre part par laquelle on accede au réseau. La partie amont rejoint une rivière souterraine qui se jette dans la Doria au lieu dit "le Bout du monde", endroit somptueux de par ses cascades magnifiques
Massif
Revard
Etat du projet
A revoir
Cavité majeure du massif
Oui

Caractéristiques

Altitude (Z)
357
Possibilité de crues
Oui

Coordonnees GPS

Degres decimauxX 45.58382Y 5.97723
Degre Minute SecondeX 45°35'01.7" NY 5°58'38.0" E
UTM (en km)X 732.254Y 5052.120 Zone 31T
Lambert 2 etendu (en km)X 883.938Y 2072.095

* coordonnees converties a partir des degres decimaux WGS84

Sorties enregistrees (6)

  • Découverte étroiture

    5 juillet 2014
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    Compte rendu de la sortie du 5 juillet 2014 au bout du monde.

    En 2008, je franchissais au profit d'un étiage exceptionnel le siphon de la grotte du bout du monde qu'avait tenté de plongé JL Fantolli, que l'on avait déjà reconnu en 2005 avec P.Petit,.

    le 11 novembre 2011, avec Yann Gardere, au profit d un autre étiage, nous travaillons l'étroiture qui m avait arrêté et découvrons 300 m de galeries topographiées dans la foulée avec Aymeric Bougnol, Erwan Merendet et Olivier Parsy.

    Depuis nous avions avec Hélène Manuse et Loïc Tual , Jean Paul Laurent , Oliver, Dominique et Yann essayé de trouver la sortie de la belle galerie qui se dirigeait vers l'est et le vallon de la Leysse, sans résultat.

    pourtant, dans ma tête, l'idée de trouver la suite restait, il était impossible que cette galerie n'ait pas de suite.

    Le seul secteur que nous n'avions pas fouillé étaient les falaises plus à l'ouest dans le vallon de la Doria et une sortie dans le canyon dix jours avant m'avait convaincu que la solution était la, au profit de failles visibles depuis le canyon.

    Le soir même de cette sortie je reconnaissais le secteur et les accès à la falaise.

    Samedi soir, 19 h, avec Hélène nous nous équipons et descendons au bord de la falaise, L'heure tardive nous assure l'absence de canyoneurs qui pourraient recevoir de malheureuses pierres déchaussées par notre passage.

    Nous progressons dans la grande faille repérée sans rien trouver, déçus mais persistant à croire en notre objectif nous partons dans la grande falaise verticale entrecoupées de vires remplies de buis et de ronces.

    Nous posons nos cordes sur des buis que nous trouvons biens chétifs et que nous renforçons ponctuellement par quelques gougeons.

    les heures passent, toujours rien...

    Mais alors que nous doutons de la possibilité d'atteindre notre objectif, je repère un petit laminoire au pied d'un barre, sur une des vires atteintes... Hélène me rejoint avec précaution car nous devons longer un bloc de rocher de plus d'un mètre cube décollé de la falaise et qui semble prêt à rejoindre le fond du canyon au moindre souffle.

    Nous entamons une désobstruction, sortant un galet roulé, témoins de l'action de l'eau dans ce secteur et quelques ossements que nous ferons passer à Christian

    pour lui éviter l'ennui d'une retraite que l'on espère pas trop monotone ... ;-)

    La galerie mesure un mètre de large et après 30 minute de travail a peine nous pénétrons de 2 m, distinguant la suite sur deux mètre avant que le plafond ne descende et que les gravats n'obstruent complètement la suite.

    C'est alors que nous sommes interpellé par une voix de l'autre coté de la Doria.

    Nous reconnaissons Mr Azzolin, il ne m a pas reconnu (il m'avait autorisé à passer chez lui et à explorer la grotte du bout du monde), il ne semble pas content, un peu inquiet de voir des lumières se balader en pleine falaise au dessus de chez lui à Minuit et on peut le comprendre.

    j'essaie de me présenter (nous nous connaissons un peu), lui expliquer les raisons de notre présence, mais la communication est difficile entre les deux versants du vallon avec le bruit de la cascade gonflée par les pluies des derniers jours.

    Je sent bien que mes arguments s'envolent dans le bruit des eaux tumultueuses, qui semblent illustrer la colère qu'exprime Mr Azzolin.

    Nous plions bagage, démontant nos cordes, une détonation se fait entendre... je n'ai aucune inquiétude, je connais notre Homme, qui a toujours fait preuve de gentillesse à notre égard, mais il trouvait peut être que nous tardions à partir et a sans doute fait entendre sa colère.

    Nous remontons la falaise et rejoignons le véhicule, persuadé qu'une suite est a recherchée ici mais qu'il faudra auparavant négocier avec le propriétaire des lieux, je me promet de lui envoyer rapidement une lettre pour nous excuser pour le dérangement accompagnée d'un bouteille de vin.
  • Prospection en surface

    21 janvier 2014
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    Toujours à la recherche de la sortie du collecteur. C'est en cette journée que Yann Tual, Olivier Parsy et Yann Gardère se rendent au bout du monde. Objectif, trouver la sortie du collecteur dans la zone gauche du captage prévent. Cette zone non exploré ne donnera aucun résultat : pieds de barre difficilement accessible et végétation trés présente même en plein hiver.
    Nous en profiterons pour faire des analyses des eaux :

    Prevent: conductivite 420 micro siemens/cm temperature 11 °C
    Bout du monde: 370 micro siemens/cm 9.4 °C
    Captage situé à quelques centaines de metres à l ouest, juste deriere les habitations, au dessus de la route du bout du monde: 405 micro siemens/cm 9.7 °C

    Ainsi que la topographie de la grotte situé rive gauche de la rivière

    A noter que le prochain objectif est de descendre la petite vallée situé au dessus de la Doria à l'aide d'une corde et aussi visiter 2-3 porches situé au dessus des cascades du bout du monde lorsqu'il y aura moins d'eau
  • Sortie recherche en surface

    10 decembre 2011
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    Nous nous retrouvons à six pour une reconnaissance des environs de ce fameux site du Bout du monde. Après une explication rapide de la topo réalisée précédemment, un pique-nique au bord des cascades s'impose! En début d'après-midi, c'est une battue qui est organisée en vue de découvrir une autre entrée pour joindre Le collecteur tant convoité et difficilement accessible au commun des mortels par la voie "normale"... Nous nous séparons en trois binômes qui prenons trois directions différentes pour couvrir le plus de surface possible. Et nous nous rejoignons finalement au même moment, au même endroit mais bien trop haut pour ce que nous cherchons. Nous redescendons donc à la sauvage par des pentes raides et apprécions le piolet pour quelques uns ou les arbustes pour d'autres... En imaginant une jonction avec la cavité (où Yaga part en solo pour une rapide exploration), qui nous fait face de l'autre côté de la Leysse, nous croyons apercevoir, un abri dans le rocher qui nous domine. Dom, Loïc et Yatu entreprennent alors quelques détours et explorations hasardeuses. Loïc suite à un malentendu reçoit la corde qui l'assurait, sur la tête et se retrouve accroché au bord d'une vire, attendant patiemment que Yatu le récupère... Finalement, nous nous retrouvons indemnes mais encore bredouilles au bord de l'eau, où Jean-Paul flaire une désobstruction. Après avoir déplacé quelques rochers, seule une belle salamandre s'offre à notre regard et toujours pas de passage souterrain. Le jour déclinant, nous décidons d'arrêter là, en nous payant le luxe de jeter un coup d'½il du côté des forages avoisinants dont nous essayons de percer le mystère. Et en bons citoyens que nous sommes, nous abandonnons l'idée d'entrer par effraction... L'aventure s'arrête donc provisoirement là mais ce n'est que partie remise!

    Héléne
  • Topographie

    24 novembre 2011
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    Participants:
    - Yann Tual
    - Erwan Merendet
    - Olivier Parsy
    - Yann Gardère

    Vu le temps sec de ces derniers mois, il devient urgent de faire la topographie du réseau découvert dernièrement. Nous avons invité à l'occasion O. Parsy pour un coup de main.

    Arrivé sur site, nous faisons 2 équipes de 2 : une pour la topo et une pour désobstruer le collecteur aval dans le but de découvrir une sortie annexe en surface sans repasser par le siphon.

    Pour l'équipe de désobstruction, nous mettons un temps fou pour accéder au collecteur chargé comme des mules, hélas pressés par des impératifs extérieurs, nous avons du nous résoudre à ne faire finalement que l'AR. Toutefois nous avons pu dégager la glaise remplissant le collecteur aval laissant un petit trou pour pouvoir accéder à une autre salle, malheureusement celle-ci est encore plus colmatée que la précédente. Nous y reviendrons mais plus tard.

    Pour l'équipe topographie

    272 mètres de topographie effectuée en 7H30 dans des conditions assez pénibles.

    Yann Tual : "presque 200 m de boyaux pénibles, aqueux, boueux .... presque 100 m de belle galerie (2x2 parfois 2x3) un arrêt à l'amont sur un siphon de 1 par 2.5 m joli mais "à chaille" s il faut porter les bouteilles, l aval devient impénétrable rapidement, environs 50 m de galeries annexes n'ont pas été topographiées..."
  • Première au bout du monde

    18 novembre 2011
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    Participants/ Yann Gardere et Yann Tual.

    TPST : 5 heures

    D’après ce que m’as dit Yaga après sa reconnaissance, c’est certain, le siphon est désamorcé, tout comme lors de ma tentative de plongée il y a trois ans et il s’est arrêté derrière, sur la courte escalade qui précède l’étroiture infranchissable qui m’avait alors stoppé.
    Nous sommes impatients, voila plusieurs années que j’essaie de rejoindre le collecteur qui se cache probablement dans le valanginien et Yaga est tout aussi motivé par ce bel objectif.
    J’ai au passage une pensée pour Pascal Petit avec qui j’avais équipé la petite verticale et effectué la première reconnaissance.
    Arrivés à l’entrée, j’équipe la petite verticale qui mène à l’entrée tire les sacs puis nous rampons jusqu’au siphon.
    Il reste à moitié rempli et en raison de ses faibles dimensions oblige à s’immerger jusqu’à la poitrine, Yaga avait raison, le bas de néoprène était utile.
    Nous fixons une partie de la corde sur un rocher dans le siphon de 12 m (en étiage), la suite permet d’équiper le ressaut remontant de 5m pour en faciliter le passage.
    Nous rampons ensuite jusqu’à l’étroiture.
    Le marteau et la pointerolle entrent en action et au bout de 30 minutes, Yaga arrive après avoir retiré le baudrier et effectué quelques contorsions à se faufiler derrière, je fais également une tentative, en vain, il a sans conteste un avantage sur moi dans ces passages.
    Yaga part effectuer une reconnaissance non sans auparavant me gratifier d’un sourire narquois et de quelques allusions sur un « nécessaire régime ».
    Frustré, je me remets à taper, malgré des épaules de plus en plus fatiguées, la position de travail étant peu confortable vu l’exigüité des lieux.
    Je vois revenir Yann, compatissant mais la mine réjouie, une galerie étroite et boueuse mais sans obstacle continue sur au moins 150 m, il n est revenu que dans l’espoir de me voir passer à mon tour pour le rejoindre, encore un effort et je franchi à mon tour le passage.
    Nous remontons ce boyaux, laissant une petite galerie sur notre gauche, passons en hésitant une désescalade très glissante de 3 mètres avec un regard sur un siphon étroit et débouchons dans un magnifique collecteur fossile, ce à quoi nous ne nous attendions pas.
    Nous le suivons sur la droite dans ce qui me semble être un aval jusqu’à un bouchon d’argile, une désobstruction pourrait être intéressante à cet endroit, le passage bas est peut être ponctuel, puis retournons en arrière pour remonter la galerie.
    Les dimensions sont importantes, 2 m de large en moyenne, dans un rocher assez « découpé » pour 3 à 4 mètre de haut, en Savoie et dans le valanginien, ça n’est pas courant.
    Nous jubilons et entendons soudainement le bruit d’une petite cascade, l’actif est la, tout proche, nous devinons que rien ne nous empêchera maintenant d’atteindre notre graal.
    Nous atteignons la rivière, sur la gauche elle s’engouffre rapidement dans une petite galerie pénétrable que nous laissons pour une prochaine sortie, les galeries seront probablement étroites, peut être noyées et nous en connaissons la destination, sur la droite, nous remontons le collecteur, toujours de belles dimensions pour buter sur un très beau siphon peu profond à l’eau claire.
    Nous entamons quelques travaux pour supprimer un barrage naturel afin de faire baisser le niveau d’eau de 15 ou 20 cm mais si le siphon recul un peu, malheureusement, aucun courant d’air n’apparait.
    Nous décidons de rentrer, poussés par quelques obligations, en rêvant de revenir rapidement avec les autres membres du club, pressés de leur raconter notre découverte.
    Au retour, en reparcourant les quelques centaines de mètres de galerie découvertes, nous repérons quelques objectifs à revoir puis entreprenons de faire un tir dans l’étroiture, mais le cordeau que nous avons avec nous ne correspond pas au diamètre des mèches que nous avons emporté, il faudra agrandir les trous percés à notre prochain passage.
    Le retour se fait dans la gaité, arrivés à la voiture, Yaga sort deux bières pour fêter cette première et nous rêvons déjà des découvertes à venir sur ce nouveau réseau, persuadés que l’aventure ne fait que commencer.
  • Désamorcage du siphon

    16 novembre 2011
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    Participants/ Yann Gardere

    TPST : 1H30 heures

    Sur les indications de Yann Tual, je me lance à la découverte de l'éxécutoire du bout du monde, car Yann Tual pense que vu l'étiage qui opère cette année le siphon qui empêche de continuer la galerie serait peut être désamorcé, ce qui serait l'occasion de faire 1 ou 2 tirs pour passer l'étroiture qui suit le siphon (Yann Tual s'est arrêté à ce niveau quelques années précédement)
    Arrivée sur le site, le cadre est toujours aussi merveilleux. Corde d'accès non installée pour accéder à l'exécutoire, la pose de quelques spits s'impose pour pouvoir escalader et accéder à l'entrée. Et la Bingo, le siphon est de nouveau désamorcé !! Malheuresement je n'accéderait pas à l'étroiture a ouvrir car mal étudié la topo et pas trouvé l'escalade de 5-6 mètres pour y accéder. Ce n'est pas grave le siphon est désamorcé et on y retournera avec yatu

Cavites a proximite