Trou du garde
Descriptif
- Descriptif
- L'une des classiques de Savoie.
Le trou du garde est la 3° entrée du réseau Garde-Cavale (les 2 autres: Creux de la cavale - Creux Perrin)
La particularité du trou du garde est qu'il abrite un captage d'eau destinée à la commune des Déserts, en effet l'eau sur le plateau étant rare, il fallait acheminer l'eau par voie terrestre.
5mns à pieds du parking en bord de route suffisent à trouver l'entrée - Massif
- Revard
- Classique
- Oui
- Etat du projet
- Désobstruction
- Cavité majeure du massif
- Oui
Caractéristiques
- Altitude (Z)
- 1362
- Possibilité de crues
- Oui
- Dénivelé
- 298
- Développement
- 39215
Coordonnees GPS
| Degres decimaux | X 45.65215 | Y 5.98254 |
|---|---|---|
| Degre Minute Seconde | X 45°39'07.7" N | Y 5°58'57.1" E |
| UTM (en km) | X 732.386 | Y 5059.727 Zone 31T |
| Lambert 2 etendu (en km) | X 884.000 | Y 2079.701 |
* coordonnees converties a partir des degres decimaux WGS84
Sorties enregistrees (3)
-
Trou du Garde
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Participants : Meuleu - Emmanuel Tessane - O. Parsy
TPST : 14h45
Manu est désespéré! Tous ses collègues plongeurs l'ont abandonné, et il est en mal de bavante souterraine...
"Allo Olive ? dis, c'est quand qu'on va où ?!"
Et nous voilà partis pour l'Affluent des Songes, dans la zone terminale du trou du Garde, avec pour objectif de plonger à son terminus. Son pote Meuleu se joint à nous.
Entrée sous terre à 10h passées avec des sacs dignes de ce nom...
En passant à l'ancien bivouac dans les hauteurs de la rivière des plumes, nous nous délestons d'une partie de notre bouffe et nous remplissons 2 bouteilles d'eau pour compenser la perte de poids de nos kit, puis nous poursuivons.
Les cascades que nous remontons dans l'affluent (vive le mono-spit!) nous arrosent copieusement, et d'un seul coup, on se demande ce qu'on fout là! Puis le franchissement de la trémie, marquant le passage entre les couches géologiques du secondaire et celle du tertiaire, oppose quelques problèmes à Meuleu... c'est qu'il a du coffre, le garçon!
Enfin du gros, la galerie qui suit (vous aviez compris quoi?!) est belle et facile, mais une désagréable odeur d'hydrocarbure flotte dans l'air...
Nous remarquons un joli squelette de crapaud en connexion anatomique sur une banquette sableuse, ainsi que de très nombreuses feuilles et brindilles dans le lit de l'actif. Ah, tiens, un vieil aérosol! La relation avec la surface doit être assez évidente derrière le siphon!
Une petite vasque précédent un R1.5 nous oblige à y jeter des blocs pour la franchir, mais chaque caillou arraché au sol et jeté à l'eau soulève des odeurs de fioul insupportables!
Manu refait l'escalade de la cascade de 3mètres suivante, et nous atteignons enfin l'objectif: il est 15h.
Le plongeur s'équipe pendant que je prépare des pâtes chinoises, il grignotte un bout, puis s'immerge dans l'eau en compagnie de quelques batraciens résignés, en nous donnant rdv dans 3 heures maxi.
Bon, ben voilà, nous n'avons plus qu'à nous geler les cou.lles en attendant...
Nous rentabilisons nos deux réchauds en nous faisant chauffer de l'eau, puis en les utilisant comme chauffage d'appoint sous nos couvertures de survie.
Puis à 18h, du bruit, de la lumière, des bulles : Manu est de retour.
"- Ah!!! c'est dégueulasse!!! quelle merde!!! c'est dégueulasse!!! c'est vraiment la merde!!! pouah!!! c'est dégueulasse!!! mais quelle merde!!!.....etc etc...'
- Euh... ça va Manu?
- Le siphon fait une dizaine de mètres mais derrière, ça débouche dans un lac de 12x4 avec au moins 3cm de fioul à la surface! J'ai hésité à faire demi-tour et à ne pas faire l'explo tellement c’est ignoble et tellement ça pue! J'ai mis du temps avant de me séparer de mes bouteilles, j'osais pas respirer l'air. Rapidement, ça se divise en deux: la branche de droite est un boyau aquatique devenant vraiment étroit. La majeure partie des feuilles et brindilles viennent de là.
J'ai remonté la branche de gauche un peu plus spacieuse sur une centaine de mètres jusqu'à me retrouver sous une trémie. J'ai pris une quarantaine de mètres de dénivelé. Par contre le fioul provient des deux branches, c'est vraiment ignoble et l'odeur en devient insupportable.
Vu les conditions, je n'ai pas sorti le distoX, et j'ai estimé les longueurs pour la topo. Au retour, il m'a fallu m'immerger dans un lac d'hydrocarbure pour re-franchir le siphon."
Nous l'aidons à se changer et refaisons les sacs, puis nous quittons ces lieux nauséabond à 18h40.
Le retour jusqu'au bivouac est plus rapide qu'à l'aller, et nous nous y arrêtons afin de nous restaurer et surtout de nous réhydrater à grand coup de café lyophilisé sucré.
Nous poursuivons notre remontée à un rythme de spéléos trop chargés et fatigués, mais sereins.
Meuleu en bave un peu dans les puits, aussi, je lui prends son kit à la base de la Trilogie : autant optimiser les capacités de chacun.
Nous ressortons à 00h50. Il neige... Nous retrouvons la voiture après quelques hésitations, et nous nous débarrassons de notre équipement boueux avec satisfaction.
Au niveau du restaurant Le Sapey, notre voiture est attaquée à grand coup de boules de neiges par une horde de noctambules déchainés: ni une ni deux, marche arrière de Manu qui descend de la voiture casqué avant d'entamer un combat sans merci... un vrai gamin ce Manu! Bon, c'est vrai qu'avec Meuleu, nous sommes courageusement restés au chaud dans la voiture!
Bon, nous attendons le report topo de notre courageux plongeur avec impatience (environ 150m de 1ère). Il apparait évident qu'un (voire plusieurs!) habitant du plateau de la Féclaz a une cuve à fioul qui fuit... Dans d'autres affluents du réseau, dans la 4ème rivière notamment, nous avions fait des observations similaires. Ce serait rendre service à tous que de signaler ces problèmes à qui de droit...
à bientôt
olive -
Trou du Garde
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Participants : O. Parsy - E. Tessane - Michel ? dit Meuleu
TPST : 7h30
Étant momentanément au chômage technique, je branche Manu pour une petite sortie en semaine, histoire de garder la forme, de se défouler, de se changer les idées, de passer un bon moment avec des potes... bref, toutes les raisons sont bonnes pour aller sous terre!
Il y a quelques jolis siphons encore vierge sur la Féclaz, certains très accessibles, et Manu a besoin de se préparer pour des plongées plus engagées, alors schuss! On commence par l'affluent des cristaux dans le complexe JLB au Garde. Un copain à lui se joint à nous.
Rdv chez Manu et Charlotte à Apremont à 8h30.
Nous chargeons le matos préparé à l'arrache et direction les Bauges, dans une ambiance hivernale. Les routes sont gelées et il neige à la station; le parking des muschers n'est pas dégagé. Là, Manu se rend compte qu'il a oublié à la maison les élastiques destinés à fixer son fil d'ariane... mais pas de panique, sa voiture étant une vraie caverne d'alibaba, nous arrivons à en rassembler une quinzaine, ce qui lui évitera de piquer les élastiques à cheveux de ses filles qui traînent sur le tableau de bord.
Nous préparons les kits: une palme et une bouteille de 3litres chacun pour Meuleu et moi, la combinaison néoprène 3mm, détendeurs, masques, dévidoir, et accessoires pour Manu.
Il y a bien 1 mètre de neige fraîche, aussi malgré les raquettes, l'approche reste physique. Heureusement que le trou n'est pas trop loin!
Après une brève hésitation quand au positionnement du trou, nous déroulons la corde et nous laissons glisser le long de celle ci. Il est 10h30, bienvenue dans le monde du dessous!
A ma grande surprise, les sacs ne sont pas plus lourd que lorsqu'ils sont pleins de cordes ou de batteries de perfo, et les dimensions de la grotte permettent de le garder sur le dos; c'est donc une sortie pépère qui s'annonce! Enfin, presque...
Sans courir, nous arrivons à l'objectif situé à la cote -250 en une petite heure et demie. Meuleu n'est pas sorti depuis un petit moment et a besoin de se remettre en condition.
Nous déballons le matos et allumons le réchaud pour se faire des pâtes chinoise et un café. Nous grignotons, Manu se prépare...
Nous l'accompagnons au départ de la 1ère VM où il amarre son fil, enfile ses palmes et disparaît sous l'eau en nous donnant rdv dans 2 ou 3 heures maxi; il est 12h30.
Petit rappel historique: cette 1ère VM, déjà franchi par JL. Fantoli dans les année 70 est immédiatement suivi d'une 2nde défendue par un court resserrement noyé, terminus de cette époque.
En 2010, suite au désiphonnage de ces 2 VM, J. Langella et moi même topographions 123m de galeries jusqu'à un joli siphon amont actif de 2 mètres de diamètre, objet de la plongée d'aujourd'hui. Mais les VM étant réamorcées, elles doivent donc également être franchies en plongée.
Avec Meuleu, nous retournons terminer notre casse-croûte, puis partons nous balader un peu plus en aval.
Nous nous rendons d'abord au captage, et visitons la galerie qui lui fait suite jusqu'à un plan d'eau: c'est toujours aussi beau!
Puis nous allons visiter l'ancien terminus de la galerie fossile de La Cha, là où elle décrit une boucle presque parfaite. L'affluent Alpha possède un bon débit, peut être serait-il intéressant de le revisiter avec un perfo et quelques goujons...
J'ai peur de me répéter, mais vraiment, le Garde, c'est le pied! beau, gros, facile... et à côté de la maison!
Mais l'heure tourne, et il nous faut faire demi-tour pour accueillir le valeureux plongeur.
En approchant, je gueule un coup, et Manu répond. Il n'est que 14h40, et il est déjà changé, mais blème et tremblottant.
-'Ca va Manu? Alors, raconte!'
-'Putain qu'elle est froide! J'ai déroulé 90m de fil dans le S2 (le S1 étant les 2 VM) et je me suis arrêté en bout de dévidoir. Le siphon descend rapidement à -5, puis ressort dans une petite cloche avant de redescendre à -5; puis la profondeur reste constante jusqu'à mon terminus. La section est d'environ 1.2 m de diamètre, le plafond est plat et constitué d'une strate rouge de quelques centimètre d'épaisseur. Par contre je n'avais aucune visibilité, ça touille à mort car le débit de l'actif est vraiment faible. Arrivé en bout de fil, je n'avais pas d'amarrage pour le fixer, il y avait de l'argile partout, aussi j'ai du rembobiner jusqu'au point précédent avant de couper le fil. Je n'y voyais rien, j'avais peur de couper le mauvais... bref, je suis content d'être là! Par contre, je n'ai pas pu faire la topo du siphon.'
Nous rallumons le réchaud, pâtes, café, bonbons...pendant que la combinaison en toile de Manu s'égoutte. Puis nous reconditionnons le matériel et amorçons la remontée à 15h40.
Je suis devant, suivi de manu, mais Meuleu a un peu de mal à tenir le rythme... Aussi, arrivé à la salle du Rethiède, Meuleu passe devant tandis que je ferme la marche.
Nous remontons tranquillement et ressortons à peine 2 heures plus tard. La nuit vient de tomber.
Le retour à la voiture est rapide. Nous nous changeons rapidement et redescendons dans la vallée, le chauffage à fond.
Manu nous offre une bière chez lui, et nous en profitons pour parler des futures explos...
Puis il se lève et pose sur la table une bouteille qu'il a ramené de la Martinique cet été: c'est blanc, ça sent le rhum, mais aucun titre alcoométrique indiqué. Une chose de sùr: c'est du local!
Il nous sert, c'est épais et de gros grumeaux ont du mal à passer par le goulot...
{ndlr : il ne vous reste plus qu'à imaginer la blague un peu graveleuse qui suit...ou contacter l'auteur}
A la votre...
Olive -
Exploration d'un amont
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TPST : 4H
Le But de cette sortie a été de voir la possibilité de désobstruer un amont du trou du garde. Info donnée par D.Lasserre.
Ayant une petite demi-journée devant moi, il est intéressant de voir cet objectif facile d'accès puisqu'il se trouve pratiquement à l'entrée du trou du garde aprés le puit d'entrée.
Corde, perfo et marteaux au cas ou ...
Malheureusement la sortie fût plus difficile que prévue, arriver sur place, 2 kits roulent dans un puit ... (il ne faut jamais lancer un kit pour aller plus vite)
De plus la partie amont a désobstruer se trouve au dessus d'un puit qu'il faut remonter (petite escalade à faire mais non équipé), finalement aprés avoir installé la corde je parvient enfin à une étroiture avec un léger courant d'air ainsi qu'un bruit de petit actif derrière. Cela sera pour la prochaine fois...
Cavites a proximite
- revard numero 10 0,7 km N
- Creux Perrin 0,9 km SE
- Creux de la cavale 1,5 km NE
- Pic a glace 4,6 km SE
- Grotte de la Doria 4,7 km S
- Grotte à Carret 4,8 km S
- Perte des ébats 4,8 km NE
- M43 - Tanne des Biolles 5,1 km E
- Aschnakawa 5,2 km E
- M11 - Wakanaasch 5,2 km E