MS9

Descriptif

Descriptif
Cavité majeure du massif.
Jonctionne avec le MS 13.

L'entrée est camouflée en partie par une grosse dalle posée
au dessus, et donne directement sur une succession de puits jusqu'à - 90m.
Selon les années, il peut y avoir de la neige à la base du P.31. Après la série de puits qui s'enchaînent les uns derrière les autres, on arrive dans une grande salle chaotique avec en aval un méandre qui ne tarde pas à être infranchissable (Méandre des Lyonnais)
En amont de cette grande salle, il faut rechercher le départ d'une grosse cheminée qui démarre sur une dalle incliné.
Cette cheminée de 3 m nous conduit après une escalade délicate en opposition aux départs de deux puits fractionnés de 34 mètres de haut.
On arrive ensuite dans une belle salle chaotique où il faut rechercher parmi les blocs la suite de la cavité. Le passage est délicat à cause d'une trémie que l'on a désobstruée. Derrière la trémie, la salle chaotique se poursuit, mais on ne tarde pas d'aboutir au dessus d'un méandre où l'aval est un ruisselet actif qui s'avère impénétrable rapidement.
En amont du méandre, la galerie laissée derrière nous continue et donne rapidement sur une grosse salle chaotique. Là deux grosses cheminées très délitées sont remontées après des escalades très engagées, mais sans résultat probant. En revenant au niveau du méandre, une petite chatière que l'on a désobstruée donne finalement sur une magnifique galerie où quelques cheminées sont remontées sans résultat.

Cette cavité est une des plus belles la Sambuy, par son
aspect sportif et technique, et par sa diversité sur le plan géologique.

Fiche d'équipement:
- Corde unique de 150 m jusqu'à la base de la salle chaotique.
- 15 spits avec plaquettes.
- Quelques sangles ou anneaux de cordes.
- Une corde de 45 m pour le P.24 et le P.10.
- Une corde de 10 m pour descendre au fond du méandre actif.
Accès
Depuis l'arrivée du télésiège, suivre le sentier balisé qui monte sur la Sambuy, Monter jusqu'au MS06 (Grotte des 3C), traverser l'alpage qui va au col des fenêtres en direction des croix de la bouchasse.
Le MS09 se trouve sur le plateau en bas des falaises des croix de la bouchasse, à peu prés dans l'axe du télésiège
Massif
Sambuy
Situation
Le MS 09 se trouve sur le plateau au dessus de la 1ère combe face à l'arrivée du télésiège, dominé par la 1ère Croix de la Bouchasse.
Perspective
A compléter
Historique
- 1969-1970 : Découverte par le groupe "Aven" qui descend le gouffre jusqu'à -105m environ
- 1981 : Visite par le CAF d'Albertville, escalade de plusieurs cheminées sans résultats
- 1981 : Escalade au fond de la grande salle par JP Laurent et C.Devin, découverte de 2 puits puis belle galerie ébouleuse, à nouveau une désobstruction s'opère au travers d'une trémie soufflante. Nous arrivons au dessus d'un méandre au pied d'un ruisselet, départ d'un petit réseau actif. Mais après 20 m en opposition au dessus
du méandre, il devient impénétrable. Côte atteinte environ - 130 m.
En amont du méandre, une grande salle ébouleuse dans l'hauterivien nous conduit devant une grosse cheminée super pourrie. Le 19 août, une désobstruction,au bas des deux jolis puits découverts en haut de la grande cheminée, nous permet de prolonger le développement du trou par une galerie fossile magnifique barrée par une
cheminée verticale. Le 20 août, remontée de cette cheminée, mais après 20 m d'escalade, elle devient impénétrable. Dans la galerie fossile, après une nouvelle désobstruction, découverte d'une magnifique galerie de 60 m de
long.
- 1983 : remontée des deux grosses cheminées laissées les années précédentes, en amont du petit méandre actif. Une escalade délicate dû à de la roche délitée n'a pas permis de donner une suite valable à ces deux cheminées. Au retour, près du méandre, un courant d'air prometteur nous incite à désobstruer une chatière colmatée par des blocs qui nous permet de découvrir une grande galerie très belle avec des cheminées.
Le 6 août, escalade des deux cheminées dans la grande galerie découverte le 4 août, mais sans résultat. Topographie du MS 09, 230 m de galeries ajoutées à la topo de 1981.
- 2013 : Retopographie du MS9 par Yann Tual et Hélène Manuse du CAF d'Albertville
Bibliographie
- 1988 : Inventaire des cavités du massif de la Sambuy: Au fond des choses, section spéléo du CAF
d'Albertville
- 2012 : Liste des cavités et renseignements, massif de la Sambuy, section spéléo du CAF d'Albertville
- 2013 : Mémoire BE Yann Tual Sambuy
Classique
Oui
Etat du projet
A revoir
Cavité majeure du massif
Oui

Caractéristiques

Hauteur puit max.
31
Altitude (Z)
1908
Possibilité de crues
Peut être ?
Dénivelé
-134
Développement
300

Coordonnees GPS

Degres decimauxX 45.69532Y 6.27189
Degre Minute SecondeX 45°41'43.2" NY 6°16'18.8" E
UTM (en km)X 287.601Y 5063.817 Zone 32T
Lambert 2 etendu (en km)X 906.289Y 2085.581

* coordonnees converties a partir des degres decimaux WGS84

Sorties enregistrees (7)

  • Explo scientifique au MS9, saison 2 épisode 6 (fin

    7 mars 2013
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    Participants : Hélène Manuse et Yann Tual

    TPST : 6 h

    Nous partons cette fois sous un temps gris à la conquête du MS9 et de ses secrets. Nous montons à ski en un temps record avec trois kits pour Yann qui veut "se faire la caisse". Nous enchaînons assez rapidement la descente dans les puits d'entrée que nous commençons à bien connaître maintenant, jusqu'à la grande salle.

    Quelques prélèvements, plus propres que les derniers, de ce qui ressemble à des lichens, puis de filaments blancs (minéral ou organique ?), enfin, de l'argile présente dans la gouille le long du méandre de l'aven des lyonnais, qu'il nous restait d'ailleurs à topographier, c'est chose faite.

    De beaux amonts à escalader en artif seront à explorer dans les temps futurs...à moins que nous ne trouvions lors d'une prospection un moyen de les rejoindre d'en haut.

    Finalement, nous remontons les puits étroits assez rapidement, (Yann-qui-veut-toujours-se-faire-la-caisse, prend les deux kits et la jupette, que je lui laisse volontiers), mais prenons le temps d'observer le magnifique ciel étoilé avant de rechausser les skis.

    Sortie sympa, rapide et efficace même si, malgré la scurion de Yann, je me serais bien passée de la mémorable descente nocturne à ski...

    Hélène
  • Explo scientifique au MS9, saison 2 épisode 5

    2 mars 2013
    Lire le recit complet
    Participants : Hélène Manuse et Yann Tual

    TPST : 9h15


    Quand on aime, on ne compte pas, nous voilà repartis pour une nouvelle aventure au MS9. Pour une fois la grisaille de la vallée nous donne moins de regrets de quitter la surface, mais le télésiège de la Sambuy perce la mer de nuages pour nous déposer au départ de notre rando sous un soleil radieux...l'avantage de l'approche dans ces conditions exceptionnelles reste indéniable...malgré tout, on finit par s'enfoncer sous terre à 11h15 et on rejoint rapidement la grande salle des sculptures de glace. Cette fois, pas eu le temps d'avoir froid !

    Objectif de la journée, atteindre la jonction avec le MS13 et le fond du MS9, les retopographier, voire topographier l'aven des lyonnais. Le programme s'annonce chargé ! Nous réexaminons l'ensemble de la grande salle histoire de peaufiner la topo précédente et de vérifier qu'on n'a rien oublié de majeur. Une petite photo pour montrer les formations de glace sculptéesau gré des courants d'air.
    Dans la petite salle annexe, nous observons des stries au dessus de nous sur un plan horizontal et retrouvons les mêmes sur un bloc au sol. Séance photo pour le superbe contact urgonien hauterivien. Et nous repartons direction le fond, non sans avoir cassé vite fait la croûte avant.

    Nous atteignons le dernier point topographié à 13h30 et c'est reparti pour les long moments magiques de la topo, où le froid dû à l'immobilité recommence à s'insinuer sous nos multiples couches. Nous atteignons l'intersection où nous avons le choix entre le méandre étroit direction le fond et l'étroiture direction le MS13. Ce fameux point noté C sur la topo existante et B sur le terrain. Nous commençons par le fond, passons au dessus du regard sympa sur l'actif pour remonter sur une salle ébouleuse, pour changer, et un amont impénétrable.

    En attendant patiemment à un point topo que Yann ait fini ses mesures, j'observe des sortes de petits filaments blancs, type moisissures formant de fines couches sur la paroi. Je les prélève tant bien que mal, ayant épuisé tous les tubes de prélèvement, en espérant qu'ils ne seront pas trop écrasés pour l'observation à la loupe binoculaire, tandis que Yann continue inlassablement à dessiner la cavité. Nous y trouvons également de minuscules formations de gypse semble-t-il car nous les rayons à l'ongle, ainsi que des microfractures remplies de calcite.

    Nous rebroussons chemin en nous arrêtant à l'actif où nous mesurons sous le ressaut le débit d'eau à l'aide d'une bouteille dont le goulot perce le fond d'un sac poubelle. Résultat, un demi-litre en 15 secondes, soit 2L/min, pas mal ! Dans l'eau, on peut apercevoir des restes de fluorescine. Yann prélève une des seules stalagmites du MS9, dans l'espoir de la faire dater. Ensuite, Yann dépose tout son matos pour pénétrer dans l'étroiture finale qui n'a pas été revue depuis fort longtemps.

    Impossible d'apporter le matériel topo là-dedans, où il est déjà bien difficile de tenir assis dans l'eau glacée. On ne peut que croire Yann sur parole !

    " Nous sommes allés revoir le fond du ms 9. Du "lac " ( c'est noté sur la topo ), il faut passer une première etroiture dans un méandre sur quelques mètres, les fesses dans l'eau, un endroit permet tout juste le retournement pour passer les pieds en avant afin de s'engager dans une étroiture assez sévère ( en tout cas pour moi c'est limite ).

    Cette étroiture débouche au sommet d'un ressaut que l'on a équipé d'une corde, fixée sur une mauvaise lunule, puis sur Héléne au cas où. J'ai désescaladé le ressaut de 4 m ( bien sûr on n'a pas de baudrier pour passer l'étroiture ), sur du mauvais rocher, au contact de l'hauterivien.

    On arrive dans une salle de 3 m par 4 m environ, où s'écoule l'actif, on poursuit par 15 m de méandre s'amenuisant pour continuer en section 1.5 m de haut par 1 m de large, avec arrêt sur effondrement ayant bouché la galerie.

    L'actif se perd dans les blocs. J'ai cru percevoir un très très léger courant d'air aspirant, incertain.

    Envisager un jour une désobstrucion n'est pas stupide, ( une journée suffit pour supprimer toute étroiture en amont ) mais quel espoir laisse une galerie de 1 par 1.5 m au contact de l'hauterivien ? "

    Yann

    Finalement, trempés et glacés, nous retournons à l'intersection pour tenter de retrouver la jonction du MS13. Je note au passage la présence d'un myriapode.

    Dans la galerie principale, nous photographions à nouveau les stries d'un beau plan de faille au plafond et d'un bloc tombé juste en dessous, qui longe plus où moins le pendage. J'aperçois en amont le long du pendage dans un éboulis, un étroit passage que je tente de percer, mais au bout de quelques mètres, après une désobstruction sommaire, la suite semble tout aussi étroite et ébouleuse, je n'ai pas le courage de continuer aujourd'hui. Nous reprenons et arrivés au bout, où la roche montre une alternance, après une escalade, Yann aperçoit un spit, mais ne reconnait pas le point où nous nous étions arrêtés l'été dernier par manque de corde au bas du MS13. N'ayant plus beaucoup de temps, il nous restera à tenter la jonction des deux cavités plus tard, en passant par le MS13.

    Nous reprenons le chemin du retour. Il reste l'aven des lyonnais à topographier. Nous sommes partagés entre la nécessité de la faire pour ne pas avoir à revenir et la fatigue que nous avons accumulée ces derniers jours. La décision est prise, on trouvera un moyen mais il est 19h et nous avons envie de rentrer. Yann part néanmoins devant pour revoir rapidement l'aven des lyonnais, tandis que je remonte tranquillement. Histoire de ne pas attendre trop longtemps dehors au froid, je remonte les derniers puits étroits en éteignant ma lampe pour un petit exercice de repérage dans le noir. Pas facile de faire des manips de corde dans ces conditions. Mais ça oblige à rester vigilant jusqu'au bout. Yann me rejoint finalement à l'entrée du trou, il est 20h30.

    La nuit est claire, le ciel étoilé magnifique, idéal pour une descente à ski. Je réussis quand même à perdre la trace de mon éclaireur et à prendre une autre piste, ce qui l'obligera à enlever les skis, remonter pour voir ce que je fabrique puis finalement redescendre me rejoindre au bas des pistes... Nous nous arrêtons pour notre désormais rituel verre de sortie de trou, au bar de la station, où la musique sympa et l'ambiance chaleureuse nous requinque. Pour un peu, on serait presque prêts à retourner de suite topographier l'aven des lyonnais !

    Hélène

    Photos sur http://speleocaf73.canalblog.com/archives/2013/03/02/26545254.html
  • Explo scientifique au MS9, saison 2 épisode 4

    27 fevrier 2013
    Lire le recit complet
    Participants : Hélène Manuse et Yann Tual

    TPST : 10h

    C'est sous un soleil radieux que nous chaussons nos skis pour monter à la Sambuy. Nous nous arrêtons auparavant saluer le directeur de la station, passionné de géologie et c'est parti. Objectif de la journée, faire une retopo le plus loin possible, des observations géomorphologiques, stratigraphiques, biologiques, et effectuer divers prélevements.

    A 12h30, après un pique nique au soleil, j'entre dans le trou peu après Yann, et commencent alors les joies de la topo dans le courant d'air aspirant glacé (envrion -2°C), le dos dans la neige ou entre les étroitures de glace, ce qui nous provoquera à tour de rôle onglée sur onglée et nous congélera deux heures durant. Je passe avec étonnement devant une corde lovée emprisonnée dans la glace, drôle de façon de conserver les EPI M. Tual !

    nfin, nous nous réchauffons à -90m, dans la salle des glaces où heureusement, la température remonte à 0°C. Nous nous y sentons tellement bien que nous y passerons presque encore 2heures, le temps d'oberver le contact urgonien-hauterivien, de photographier les magnifiques sculptures de glaces, de topographier, dessiner et cartographier cette salle, de dénicher lepidoptère et coléoptère, et de prélever les petites goutelettes argentées, supposant la présence de bactéries sunrommées actinomycètes.

    Ensuite, nous partons topographier la suite. Au passage du P24, Yann prélève des lichens, du P10, photographie une chauve souris, et à l'arrivée dans la petite salle, récolte des ossements de petit carnivore type fouine. A la recherche d'insectes, je trouve deux diptères, un myriapode. Nous nous enfilons ensuite dans une étroiture afin de continuer la topo.

    Nous atteindrons un amont à escalader, bel exemple de calcaire coquillier, au bas duquel nous trouvons un minuscule actif. Nous essayons à l'aide des coups de gouge de comprendre l'histoire du creusement de la cavité, ce qui n'est pas évident, étant donné les multiples étapes qui ont dû se succéder. Yann relève la présence d'oxyde de fer et photographie une deuxième chauve souris.

    Soudain, nous réalisons qu'il est 21h25, histoire de respecter notre horaire de sortie de 22h, Yann part devant, rapidement, tandis que je remonte plus tranquillement en essayant de ne pas trop pester contre mon kit au passage des trop nombreuses étroitures... 1h10 plus tard, je fais surface, Yann est déjà changé et m'attend patiemment. La nuit est claire, nous filons dans la poudreuse, non sans essuyer pour ma part quelques chutes. Arrivés au bas des pistes, il est 23h25, le bar est encore ouvert, nous hésitons à peine avant de rentrer prendre un kir, ben oui, y'a pas d'heure ! Etonnement des gens qui nous posent mille questions, douce impression d'être des héros venus d'un autre monde. Le choc est irréèl entre la solitude et la fraicheur de la montagne et l'ambiance chaleureuse et conviviale qui règne ici, nous finissons même la soirée en dansant...en bury et chaussures de ski !! Et Yann rajoute des stromboscopes en jouant avec sa scurion-à-tout-faire !! Quelle meilleure façon de boucler une sortie spéléo ??

    Hélène
  • Explo scientifique au MS9, saison 2 épisode 1

    15 fevrier 2013
    Lire le recit complet
    participants : Mathieu Thomas, Yann Tual

    TPST : 8 heures

    Cette fois-ci encore, nous ne dérogerons pas à la règle, Mathieu s'en doutait, recherche d'Arva, de peaux, sacs non prêts, bref, le temps de prendre un croissant, un café, de jeter un ½il sur la topo et nous partons avec plus d'une heure de retard.

    La montée à partir du haut du télésiège se fait dans les nuages, quelques éclaircies nous permettent de deviner les formes des combes et des falaises alentours et de trouver notre chemin, puis arrivés dans la combe du MS 9, les nuages disparaissent pour laisser place à un soleil radieux.

    Il me faudra creuser au pied de trois arbres, à deux mètres de profondeur pour retrouver le sac de matériel laissé en début de saison et la corde nécessaire pour accéder à l'entrée de la cavité.

    La suite...au prochain numéro...

    Yann
  • The MS9

    15 aout 2012

    Participants : Hélène et Yann T.

    TPST : 6 heures

    Ayant dans l'idée de monter à la Sambuy assez tôt, afin de profiter de toute la journée pour crapahuter dans le MS9, (l'ambitieux Yann comptait faire sauter une étroiture gênante, élaborer la topo du méandre des lyonnais, l'équiper, voire continuer jusqu'au fond inexploré après le petit actif coloré récemment et que sais-je encore...), c'est déjà avec une heure de retard (pour cause de préparation technique) que nous arrivons chez Jérôme afin de récupérer le matériel de désob. Une petite explication, un petit point sur le matos, un petit café sympa et voilà presque une autre heure envolée. Nous arrivons sur le parking et au moment de décharger nos affaires, il s'avère que l'on a pris les deux seuls casques dont les ampoules sont démontées... (dans l'espoir de monter des éclairages plus importants) de quoi faire enrager n'importe qui !! De peur que la petite frontale de secours ne suffise pas, la décision est prise, on ne peut pas descendre dans le noir et nous voilà repartis récupérer les bons casques...une autre heure de perdue ! Enfin, nous voilà sur le télésiège, puis sur le chemin qui monte à la Sambuy, Yann chargé de trois lourds kits, contre un pour moi, afin de m'épargner les désagréments du portage...eh oui, les hommes galants existent ;) Et alors que nous nous pensions être rendus, le fameux MS 9 se cache... Yann pose ses trois ânes morts et nous partons débusquer ce trou. Tout en pestant, il nous faudra encore une heure de recherche pour le retrouver...à quelques mètres des trois kits !! Sans commentaires !! Enfin, il est 14h30 quand nous nous enfilons dans l'entrée pour descendre les premiers puits en glissant sur la neige et nous retrouver devant l'étroiture que je passe et repasse allégrement (histoire de sauver l'honneur) avant qu'on ne la pulvérise à coups de de massette et de burin. Cette opération prenant un certain temps, le froid commence à se faire sentir (où sont les 35° extérieurs ??) nous travaillons à tour de rôle pour ne pas trop se refroidir. J'en profite pour ajouter quelques touches de rouge sur les parois ( voilà ce qui arrive quand on travaille sans gants ) !

    Arrivés dans la salle suivante, à -90m, nous observons la magnifique zone de contact urgonien/hauterivien, avec son plafond calcité et mesurons les pendages.

    Nous arrivons à la grande salle chaotique où l'on va se séparer. Yann qui va seulement équiper le méandre des lyonnais, vu l'heure tardive, me propose, pour ne pas trop me refroidir, d'aller goûter la corde de la prochaine cheminée. Oui mais arrivée en haut, le P24 plongeant dans le noir est trop tentant, allez, ce n'est pas une si gande perte de temps. Oui mais descendre le P24 et pas le P10, c'est dommage... Oui mais arrivée au bas du P10 et remonter aussi sec, ce n'est pas marrant, un petit tour d'horizon ne sera pas trop long... Oui mais traverser la galerie d'éboulis et apercevoir au fond une étroiture sans la franchir, ce serait sacrilège, la curiosité l'emporte... Oui mais le bruit de l'eau est attirant, pouquoi pas jeter un petit coup d'oeil... oui mais quand même, ça fait un moment que j'ai quitté Yann, ne va-t-il pas s'inquiéter ? Allez, la suite ce sera pour une autre fois, je repasse l'étroiture, la galerie, et arrivée au pied du puits, j'entends une voix mi anxieuse, mi agacée crier mon nom. Zut, je n'ai pas vu le temps passer, Yann a déjà fini d'équiper et a dû venir à ma rencontre... Il s'avèrera qu'il était même retourné à l'étroiture (qui n'en est plus une maintenant) où nous avons laissé nos kits, des fois que je sois déjà remontée... Une leçon à retenir pour la prochaine fois... Finalement, nous finissons par prendre le chemin du retour tous les deux, et encore une fois, yann, constatant que la dernière remontée risque de m'être pénible, se charge de mon kit en plus du sien, ce en quoi je lui en fus infiniment reconnaissante, tant il avait raison! Nous débouchons à la lumière du jour, oui, oui !! Les ânes sont malheureusement toujours là, mêm s'ils se font moins lourds et bien évidemment, à 20h30, pas question de compter sur la benne ! Encore un petit arrêt au refuge ( tout propre et bien rangé, on voit que Jérôme est passé par là, un grand merci !) afin de ranger les couvertures fraîchement lavées par Loïc (un autre grand merci !) Et c'est le sourire aux lèvres que nous redescendons, la nuit enveloppant nos pas petit à petit...

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    Participants : Hélène et Yann T.

    TPST : 6 heures

    Ayant dans l'idée de monter à la Sambuy assez tôt, afin de profiter de toute la journée pour crapahuter dans le MS9, (l'ambitieux Yann comptait faire sauter une étroiture gênante, élaborer la topo du méandre des lyonnais, l'équiper, voire continuer jusqu'au fond inexploré après le petit actif coloré récemment et que sais-je encore...), c'est déjà avec une heure de retard (pour cause de préparation technique) que nous arrivons chez Jérôme afin de récupérer le matériel de désob. Une petite explication, un petit point sur le matos, un petit café sympa et voilà presque une autre heure envolée. Nous arrivons sur le parking et au moment de décharger nos affaires, il s'avère que l'on a pris les deux seuls casques dont les ampoules sont démontées... (dans l'espoir de monter des éclairages plus importants) de quoi faire enrager n'importe qui !! De peur que la petite frontale de secours ne suffise pas, la décision est prise, on ne peut pas descendre dans le noir et nous voilà repartis récupérer les bons casques...une autre heure de perdue ! Enfin, nous voilà sur le télésiège, puis sur le chemin qui monte à la Sambuy, Yann chargé de trois lourds kits, contre un pour moi, afin de m'épargner les désagréments du portage...eh oui, les hommes galants existent ;) Et alors que nous nous pensions être rendus, le fameux MS 9 se cache... Yann pose ses trois ânes morts et nous partons débusquer ce trou. Tout en pestant, il nous faudra encore une heure de recherche pour le retrouver...à quelques mètres des trois kits !! Sans commentaires !! Enfin, il est 14h30 quand nous nous enfilons dans l'entrée pour descendre les premiers puits en glissant sur la neige et nous retrouver devant l'étroiture que je passe et repasse allégrement (histoire de sauver l'honneur) avant qu'on ne la pulvérise à coups de cartouches, de massette et de burin. Cette opération prenant un certain temps, le froid commence à se faire sentir (où sont les 35° extérieurs ??) nous travaillons à tour de rôle pour ne pas trop se refroidir. J'en profite pour ajouter quelques touches de rouge sur les parois ( voilà ce qui arrive quand on travaille sans gants ) !

    Arrivés dans la salle suivante, à -90m, nous observons la magnifique zone de contact urgonien/hauterivien, avec son plafond calcité et mesurons les pendages.

    Nous arrivons à la grande salle chaotique où l'on va se séparer. Yann qui va seulement équiper le méandre des lyonnais, vu l'heure tardive, me propose, pour ne pas trop me refroidir, d'aller goûter la corde de la prochaine cheminée. Oui mais arrivée en haut, le P24 plongeant dans le noir est trop tentant, allez, ce n'est pas une si gande perte de temps. Oui mais descendre le P24 et pas le P10, c'est dommage... Oui mais arrivée au bas du P10 et remonter aussi sec, ce n'est pas marrant, un petit tour d'horizon ne sera pas trop long... Oui mais traverser la galerie d'éboulis et apercevoir au fond une étroiture sans la franchir, ce serait sacrilège, la curiosité l'emporte... Oui mais le bruit de l'eau est attirant, pouquoi pas jeter un petit coup d'oeil... oui mais quand même, ça fait un moment que j'ai quitté Yann, ne va-t-il pas s'inquiéter ? Allez, la suite ce sera pour une autre fois, je repasse l'étroiture, la galerie, et arrivée au pied du puits, j'entends une voix mi anxieuse, mi agacée crier mon nom. Zut, je n'ai pas vu le temps passer, Yann a déjà fini d'équiper et a dû venir à ma rencontre... Il s'avèrera qu'il était même retourné à l'étroiture (qui n'en est plus une maintenant) où nous avons laissé nos kits, des fois que je sois déjà remontée... Une leçon à retenir pour la prochaine fois... Finalement, nous finissons par prendre le chemin du retour tous les deux, et encore une fois, yann, constatant que la dernière remontée risque de m'être pénible, se charge de mon kit en plus du sien, ce en quoi je lui en fus infiniment reconnaissante, tant il avait raison! Nous débouchons à la lumière du jour, oui, oui !! Les ânes sont malheureusement toujours là, mêm s'ils se font moins lourds et bien évidemment, à 20h30, pas question de compter sur la benne ! Encore un petit arrêt au refuge ( tout propre et bien rangé, on voit que Jérôme est passé par là, un grand merci !) afin de ranger les couvertures fraîchement lavées par Loïc (un autre grand merci !) Et c'est le sourire aux lèvres que nous redescendons, la nuit enveloppant nos pas petit à petit...
  • Sortie équipement

    5 juin 2012
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    Sortie en vue de préparer la journée du 20 juin 2012 où il est prévu de déposer de la fluorescine dans le but d'étudier l'écoulement des eaux dans le massif de la Sambuy.

    Après un échec au MS13 qui était obstrué par la neige, nous décidons d'équiper le MS9 qui permet aussi d'accéder au seul actif de la Sambuy. 60 mètres de cordes posées. Un froid de canard règne sous terre ...
  • Sortie MS 9

    6 aout 2011
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    Participants :
    - Jérome Poletti
    - Gardère Yann

    Visite du MS9 dans le but de découvrir un courant d'air dans la grande salle. Méandre des Lyonnais exploré, malheureusement pas pu descendre le puit final par manque de corde. RAS

Cavites a proximite